Nominations Oscars 2017-1ère partie

C’est à nouveau ce temps de l’année! Le 24 janvier dernier ont été dévoilées les nomitations des 89e Academy Awards et je me penche de nouveau sur les bandes originales. Les films dont les B-O sont en nomination sont Jackie, La La Land, Lion, Moonlight et Passengers. Comme je n’ai pas eu souvent l’occasion d’aller au cinéma dans la dernière année, il n’y a aucune nomination dont j’ai vu le film. Mon avis sera donc basé sur la musique elle-même et aussi sur le genre de film qu’elle accompagne. Par exemple, je sais que La La Land est une comédie musicale et que Passengers est un drame de science-fiction et ça peut jouer sur l’appréciation de la musique. J’ai lu aussi le plus possible sur les films pour avoir une bonne idée de leur histoire et de leur ambiance générale. Alors c’est parti pour les deux premiers films: Jackie et Lion!

 

JACKIE (Mica Levi)

S’il y a un film que je suis déçue de ne pas avoir vu, c’est bien celui-ci, surtout avec tout le bien qu’on en a dit. J’espère bien avoir la chance de la rattraper bientôt. La musique du film que j’ai découverte pour les besoins de cet article m’a donné encore plus l’envie de le voir. Mica Levi a composé pour ce film une trame sonore souvent puissante et lourde en émotion, tout à fait à l’image du film selon ce que j’ai entendu et lu à son propos. Les mélodies ne sont pas envahissantes, il s’agit plutôt d’une ambiance tout en restant très agréable à écouter.

En regardant les titres des différentes pièces, je me suis rendue compte à quel point certains détails dans la musique évoquait parfaitement la scène dans laquelle elle joue. Je me suis fiée seulement aux titres par contre, car je n’ai pas vu le film. Il y a plusieurs exemples; en voici quelques uns. On entend de la caisse claire qui accompagnent les funérailles, une mélodie un peu dérangeante évoquant la folie dans « Lee Harvey Oswald » et des notes plus hautes et plus rapides jouées par une flûte traversière (instrument très rare dans la trame sonore ) qui détonnent un peu avec la mélodie générale dans « Vanité ». La dernière est un peu difficile à décrire, mais ces petites notes de flûte un peu trop joyeuses par rapport au reste de la musique donnent parfaitement l’image d’une personne remplie de vanité malgré la situation dramatique.

Bref, la trame sonore est uniforme, mais pas répétitive ce qui à mon avis en fait sa grande force. J’ai noté aussi que la pièce du générique se distingue très bien des autres, alors que très souvent, on nous présente une compilation ou un rappel des différents thèmes entendus tout au long du film. J’ai beaucoup apprécié ce petit détail.

LION (Dustin O’Halloran et Hauschka)

Un autre film que j’aurais voulu voir, mais la trame sonore ne m’a pas donné le même enthousiasme qu’avec Jackie. Les deux compositeurs nous offrent une musique parfois orchestrale et parfois centrée autour du piano. Remarquez, ce n’est pas étonnant le piano prenne de la place ici puisque que Hauschka (de son vrai nom Volker Bertelmann) est un pianiste et compositeur pour piano. C’est une trame sonore très classique avec un thème mélodique qui revient, parfois de manière tout à fait identique, dans presque toutes les pièces. Certaines d’entre elles sont différentes, un peu plus lourdes et abstraites, sans véritable mélodie et je pense que ce sont celles que je préfère, car je les sens plus émotives. C’est quand même une belle musique qui véhicule beaucoup d’émotion en général sans être trop déprimant. Bref, la mélodie est belle, les arrangements corrects, l’émotion bien présente et, prises séparément, les pièces sont agréable à écouter. Malheureusement, c’est très classique et sans grande surprise. C’est dommage, parce que, comme je l’ai dit, deux ou trois pièces apportent quelque chose de différent et j’en aurais pris bien plus.  Dans le film, peut-être que ça fonctionne à merveille, je ne peux évidemment pas juger. Or écoutée à part et dans son entièreté, cette bande originale est à mon avis dans la moyenne. Je vous encourage tout de même à y prêter oreille, peut-être que vous, vous aller beaucoup l’aimer.

 

Comme toujours, vous êtes invités à partager votre opinion si vous connaissez ces trames sonores.

À la semaine prochaine pour la deuxième partie!

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dBD: Rose

Une fois n’est pas coutume, je vous parle aujourd’hui d’un album qui n’est pas encore sorti. En effet, étant abonnée au journal de Spirou, je peux lire de nombreux albums en prépublication et c’est le cas de cette série. J’ai tellement aimé ma découverte que je voulais la partager ici.

Fiche technique

Titre Nombre de pages Auteur(s) Éditeur Sortie
Rose 48 pages Émilie Alibert, Denis Lapière et Valérie Vernay Dupuis 2017


L’histoire

Le père de Rose Klein a été retrouvé assassiné sur une plage dans une singulière mise en scène. La jeune femme se retrouve à la fois prise avec l’étrange maison de son paternel, qu’on dit hantée, et avec une grande énigme. Pour ne pas arranger les choses, la jeune femme possède un don qu’elle considère comme une « maladie »: Elle peut à tout moment se dédoubler en une version spectrale d’elle même. Elles peut ainsi traverser les murs et observer les gens sans se faire voir. Vient s’ajouter à cela des fantômes, un mauvais sort, des tableaux et une enquête sur laquelle son père détective planchait et qui semble l’avoir mené à sa mort. Son don va tout à coup lui être très utile et elle mener sa propre enquête afin de faire la lumière sur la mort de son père de même que sur sa vie qu’elle connaissait en fait si peu.

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Bonbon du week-end: hé oui, encore les années 1980!

Je sais que je ne suis pas la première à parler de ça, loin de là, mais je tenais à partager cette petite trouvaille qui a bien égayé ma semaine. Récemment, une mode est apparue sur Youtube: « remixer » des chansons récentes en chansons des années 1980. La chose est simple: il s’agit d’ajouter beaucoup de synthétiseurs et de batterie électronique. De plus, même si la mélodie reste forcément la même, quelques modifications peuvent donner une couleur rétro aux pièces: des changements d’accords de l’arrangement, l’ajout d’instruments et de solos de guitare ou de saxophone, par exemple. Évidemment, je dis que la chose est simple, il reste que ça demande de bonnes habiletés en musique et en montage, ainsi que beaucoup de travail pour obtenir un tel résultat.

Le résultat, justement, est assez convaincant. L’ajout d’une image trafiquée montrant les vedettes d’aujourd’hui avec des coupes de cheveux et des vêtements typiques d’il y a 30 ans aide aussi à l’immersion. N’étant pas une grande auditrice de radio commerciale, il y a plusieurs des chansons originales que je n’avais jamais entendues. C’est dans ce contexte que le résultat est le plus impressionnant, car on n’a aucune référence pour comparer les deux pièces. Celle qui a été modifiée semble alors sortie véritablement des années 1980.

La chaîne Youtube qui offre le plus de ces « remixes rétros » est celle de Tronicbox, mais il n’est pas le seul à faire ce genre d’exercice. Si vous fouillez un peu sur Youtube, vous pouvez trouver facilement d’autres version de succès d’aujourd’hui à la sauce des années 1980. Tronicbox est néanmoins, à mon avis, le meilleur. On se rend aussi facilement compte que certaines chansons se modifient mieux que d’autres, sûrement à cause de leur mélodie et du style vocal de l’artiste original. J’ignore vraiment quel est le but derrière tout ça, mais l’exercice reste quand même amusant. Décidément, la décénie 1980 fascine ces temps-ci, on la voit partout! Pourtant, elle n’était pas si extraordinaire. Il semble qu’elle évoque tout de même une nostalgie réconfortante pour beaucoup de gens.

Voici Focus d’Ariana Grande version 1985, qui est, quand on y pense, 8 ans avant la naissance de la chanteuse.

À la semaine prochaine pour une découverte BD!

La fin de 2016 et regards vers 2017

Bonjour à tous!

J’ai un peu délaissé le blog ces dernières semaines surtout pour des raisons de manque de temps. Les fêtes ont été pour moi particulièrement occupées cette année. L’année 2016 fut très chargée au plan personnel et professionel. J’ai surtout pris une décision très importante, tout à fait féfléchie et très déchirante. J’ai décidé de quitter le journalisme et la rédaction. C’est pour toutes sortes de raisons, la plupart très personnelles, je n’en parlerai donc pas ici. Ça m’a déchiré le coeur, car il s’agissait du travail de mes rêves, mais parfois, la vie ne s’accorde pas avec nos rêves et il faut faire avec. Par contre, je ne serais pas capable d’arrêter d’écrire, alors je continuerai d’alimenter le blog du mieux que je peux, avec le temps que j’ai. Comme d’habitude, ce sera avec des sujets que j’aime et dont vous avez l’habitude: la BD, les sciences, l’éducation et n’importe quoi d’un peu particulier qui arrive dans l’actualité. Les Jeux olympiques m’intéressent aussi toujours autant et vous verrez la fin de l’histoire dse Jeux d’été un jour, je vous le promets! J’ai plein de sujets d’articles en banque, donc restez aux aguets! Maintenant, je regarde l’avenir avec beaucoup d’optimisme et l’année 2017 sera une année de réalisation de projets. Des projets que j’avais laissés de côté beaucoup trop longtemps. L’un d’eux concerne directement la bande dessinée, alors si c’est un sujet sur lequel vous amez lire sur ce blog, restez attentif!

Aussi, je veux conserver ma série sur les découvertes BD, mais je ne serais plus en mesure d’en effectuer une par semaine. Ce sera donc au gré de mes envies et de mon temps libre. Il y en aura pas contre au minimum une par mois. Celle pour le mois de janvier devrais arriver dans les deux dernières semaines du mois.

Je veux remercier de tout coeur tous ceux qui prennent le temps de me lire et ceux qui se sont abonnés à mon blog.

Bonne année à tous et à bientôt!

dBDdls Retour vers les classiques: Jerry Spring

Il y a toujours ce classique de la littérature ou du cinéma qu’on n’a pas lu et regardé, même si tout le monde en parle comme étant un incontournable. La même chose existe dans la bande dessinée. Une fois de temps en temps, la dBDdls s’intéressera à un classique que j’ai récemment découvert, malgré le fait qu’il a été dessiné il y a longtemps.

Fiche technique

Titre Nombre de pages Auteur(s) Éditeur Sortie
Jerry Spring, l’intégrale en noir et blanc – tome 1 240 pages Jijé et Rosy Dupuis 2010 (pour la version intégrale)

 

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© Jijé – Dupuis

Jijé, de son vrai nom Joseph Gillain (1914-1980), est un des piliers de la bande dessinée franco-belge. Malgré le fait que je savais cela, je n’avais presque jamais lu de Jijé. Tout ce que je connaissais réellement c’était Blondin et Cirage et que j’avais brièvement vu dans un vieil exemplaire du journal de Spirou qu’on avait à la maison. Alors je me suis reprise grâce à la mode des intégrales que subit la bande dessinée depuis quelques années. Je me suis procuré l’intégrale de Jerry Spring, une série western que Jijé a créé en 1954.

L’histoire

Le tome 1 de l’intégrale reprend les quatre premiers albums de la série: « Golden Creek (Le secret de la mine abandonnée) », « Yucca Ranch », « Lune d’argent » et « Trafic d’armes ». On suit Jerry, son cheval Ruby et son compagnon Mexicain, Pancho, dans des aventures typique des westerns. Il y a des Indiens, des cow-boys, des méchants, des revolvers, des prairies et des cactus. Le scénario est aussi de Jijé, sauf celui de Yucca Ranch qui a été écrit par Maurice Rosy. La particularité de cette intégrale est de nous présenter les albums en noir et blanc, sans la mise en couleur avec laquelle ils ont été initialement édités. Un dossier d’environ 35 pages complète l’intégrale.

Mon avis

Je passe par-dessus la critique de l’album en tant que tel, la réputation de Jijé n’étant plus à faire, c’était un grand bédéiste. Je pourrais résumer en disant que c’est très bon. Les personnages sont bons, les histoires sont bonnes, le dessin est superbe, etc. C’est un western qui est classique, mais qui se lit tout seul et avec grand plaisir. Il y a un autre point important: l’absence de couleur. Est-ce que ça vaut la peine d’acquérir cette intégrale en noir et blanc? Oh. Que. Oui. Jijé doit bien être l’un des dessinateurs qui maîtrise le mieux le noir et blanc que je connaisse. La couverture donne d’ailleurs un bon exemple de toute la maîtrise des ombres et des lumières qu’il a; c’est étonnant tous les détails qu’il parvient à nous transmettre avec seulement de l’encre noire. À mon avis, enlever la couleur, c’est donner de la valeur ajoutée au dessin de Jijé. Si vous avez une affection pour les westerns, vous devez lire ça, je vous garanti un bon moment. Il faut garder bien sûr en tête qu’il s’agit d’une série tout public des années 1950, alors il y a des choses qu’on voit souvent dans les westerns que vous ne verrez pas ici. Finalement, le dossier qui accompagne le dossier est très intéressant et fort bien documenté. Il permet d’en savoir plus sur Jijé, d’avoir une bonne mise en contexte de la création et l’histoire de la série en plus de présenter des documents et dessins inédits. Des additions comme des publicités de l’époque pour le catalogue Dupuis, des couvertures du journal de Spirou et des dessins pleine-pages rendent la lecture encore plus intéressante. C’est véritablement un classique à découvrir et cette intégrale est un bon moyen de le faire.

Et vous, avez-vous lu cet album? Quel est votre avis?