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Projet d’écriture 2017: la suite

Bonjour à tous!

Me voici de retour avec quelques nouvelles concernant le projet de livre électronique sur lequel je travaille avec mon amie Christine du site Nous sommes fans. Le livre, qui aura pour sujet l’histoire des conventions au Québec, avance tranquillement mais sûrement. J’ai dû faire un pause en raison d’un nouvel emploi au départ plutôt demandant, mais qui me laisse maintenant un peu plus de temps de libre. Nous allons revoir chacune des conventions que le Québec a connu et connaît présentement. Par contre, nous séparerons le livre de manière générale par thèmes (les activités, le cosplay, l’organisation, les règlement, etc.) parce que beaucoup d’aspects se rejoingnent à travers les conventions et il y avait un grand risque de répétition. C’est Christine qui a eu cette idée et j’étais tout à fait d’accord avec elle, car je m’étais fait une réflexion semblable en compilant des informations.

Je dois dire que j’ai été surprise d’apprendre le nombre de conventions que nous avons à travers la province, qu’elles aient comme sujet rassembleur la science-fiction, les comics, les jeux vidéos ou la culture populaire japonaise (en axant surtout sur les mangas, jeux vidéos et animes). Je me concentre présentement sur deux conventions et j’ai commencé la rédaction de mon premier chapitre. Christine, de son côté, a déjà terminé la rédaction d’un chapitre et travaille maintenant sur son deuxième. En plus des entrevues, la plus belle source d’information pour ce genre de sujet se retrouve sur le web, dans les articles et reportages des médias, généraux ou spécialisés. Jusqu’à maintenant, les organisateurs et participants sont très coopératifs et semblent enchantés de participer à notre projet, ce qui fait vraiment plaisir.

J’ai envoyé aussi des questionnaires à des habitués des conventions ainsi qu’à des exposants. Les réponses que j’ai obtenues sont très intéressantes et donnent un bel éclairage sur les personnes qui participent à ces événements. Je suis impatiente de pouvoir partager tout cela! J’espère bientôt pouvoir accorder plus de temps au projet au milieu de mes semaines chargées. Pour plus d’information sur notre avancement, je vous suggère d’aller visiter le site Nous sommes fans; un bilan y est présenté chaque mois.

Nous avons aussi conçu un petit sondage afin de recevoir un peu plus d’information sur les visiteurs de ces conventions. Si vous visitez ce genre d’événement au Québec, je vous encourage à y répondre. Ce ne sont que quelques questions simples et rapides et cela nous aidera beaucoup. De plus, nous avons décidé de faire tirer un exemplaire gratuit de notre livre électronique parmi tous les répondants!

Cliquez ici pour avoir accès au sondage Merci!

À la semaine prochaine pour une découverte BD qui n’a que trop tardé.

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Un gros projet pour 2017!

À la toute fin de l’année 2016, une amie me contacte à propos d’une idée de projet qu’on avait lancé plus ou moins en l’air quelques mois plus tôt. Elle me demande si je suis toujours intéressée à y participer et je réponds « mais bien sûr! » aussitôt. Il s’agit de l’écriture d’un livre électronique sur un sujet qui nous intéresse depuis longtemps. Je ne parlerai pas du sujet tout de suite, mais je peux déjà vous dire qu’il a un certain lien avec quelques articles publiés ici et que pexels-photo-68562personne ne semble s’y être encore sérieusement intéressé. C’est pour cela pour nous avons ce projet, pour faire découvrir tout un univers qui nous intéresse, qui passionne beaucoup de gens au Québec et qui mériterait à être plus connu que quelques articles dans les journaux.

Je ne sais pas trop dans quoi je me suis lancée, car je suis déjà très occupée par plein de choses. Or c’est un projet qui me tient à coeur et même si je ne peux pas lui consacrer autant de temps que je voudrais, j’y mettrai le plus d’efforts possibles. Pour l’instant, j’ai beaucoup de choses à lire, des problèmes techniques qui ralentissent le processus, des personnes difficile à rejoindre, mais surtout de belles découvertes et beaucoup de plaisir à fouiller cet univers.

Heureusement, l’amie que j’accompagne dans ce projet est tout aussi motivée que moi et m’encourage beaucoup par son enthousiasme lors des moments de fatigue. Pour l’instant, je suis surtout à l’étape de la documentation. J’ai fait une entrevue, mais en j’en ai beaucoup d’autres en réserve qui s’en viennent. Déjà, je suis emballée par les gens que je rencontre qui ont toute une passion pour ce qu’ils font. Bien que j’ai une expérience de journaliste, écrire un livre documentaire plus axé sur la recherche est un exercice tout à fait différent et le défi en est encore plus grand et plus excitant.

 

Si vous voulez rester au courant du déroulement de notre projet, je vous invite à suivre la page de Nous sommes fans qui en fera un meilleur suivi que moi. Je vais en reparler ici éventuellement lorsque j’aurai du concret à partager. J’écrirai à ce sujet plus souvent sur la page facebook du blog, réservant le blog en lui même pour les plus longs articles. C’est donc à suivre.

À très bientôt!

La fin de 2016 et regards vers 2017

Bonjour à tous!

J’ai un peu délaissé le blog ces dernières semaines surtout pour des raisons de manque de temps. Les fêtes ont été pour moi particulièrement occupées cette année. L’année 2016 fut très chargée au plan personnel et professionel. J’ai surtout pris une décision très importante, tout à fait féfléchie et très déchirante. J’ai décidé de quitter le journalisme et la rédaction. C’est pour toutes sortes de raisons, la plupart très personnelles, je n’en parlerai donc pas ici. Ça m’a déchiré le coeur, car il s’agissait du travail de mes rêves, mais parfois, la vie ne s’accorde pas avec nos rêves et il faut faire avec. Par contre, je ne serais pas capable d’arrêter d’écrire, alors je continuerai d’alimenter le blog du mieux que je peux, avec le temps que j’ai. Comme d’habitude, ce sera avec des sujets que j’aime et dont vous avez l’habitude: la BD, les sciences, l’éducation et n’importe quoi d’un peu particulier qui arrive dans l’actualité. Les Jeux olympiques m’intéressent aussi toujours autant et vous verrez la fin de l’histoire dse Jeux d’été un jour, je vous le promets! J’ai plein de sujets d’articles en banque, donc restez aux aguets! Maintenant, je regarde l’avenir avec beaucoup d’optimisme et l’année 2017 sera une année de réalisation de projets. Des projets que j’avais laissés de côté beaucoup trop longtemps. L’un d’eux concerne directement la bande dessinée, alors si c’est un sujet sur lequel vous amez lire sur ce blog, restez attentif!

Aussi, je veux conserver ma série sur les découvertes BD, mais je ne serais plus en mesure d’en effectuer une par semaine. Ce sera donc au gré de mes envies et de mon temps libre. Il y en aura pas contre au minimum une par mois. Celle pour le mois de janvier devrais arriver dans les deux dernières semaines du mois.

Je veux remercier de tout coeur tous ceux qui prennent le temps de me lire et ceux qui se sont abonnés à mon blog.

Bonne année à tous et à bientôt!

Le roman de Sylvie

Nombreux sont ceux qui aiment et veulent écrire, mais rares sont ceux qui parviennent à se faire publier. Le parcours est long, ardu et comporte souvent de nombreuses déceptions. Pour cette raison, je suis toujours intéressée à ceux qui réussissent à publier le fruit de leur travail imaginatif, parfois modestement. J’ai eu la chance de discuter avec Sylvie Lajoie, une auteure qui a publié début 2016 son premier roman : L’agenda de Béatrice. Je vous invite à regarder d’un peu plus près le parcours de Sylvie ainsi que le roman qui a résulté de cette expérience.

 

Parcours d’une publication

« J’ai toujours aimé créer. Que ce soit par la décoration ou la peinture et maintenant, par l’écriture » dit d’emblée Sylvie Lajoie. L’aventure littéraire de Sylvie commença il y a quelques années, alors qu’elle a retrouvé des textes qu’elle avait écrits lors de sa séparation. Inspirée d’en écrire plus, elle a suivi des ateliers d’écriture et pris un coach pour l’aider à être efficace dans ce travail. Avec ce qu’elle a appris de cet accompagnement, elle a essayé le mieux possible de réunir tous les aspects d’un bon roman pour mettre des points de son côté. « C’est préférable d’écrire sur un sujet d’actualité et il n’y avait pas de roman sur ce sujet des familles recomposées encore. Je sais que je vais pouvoir rejoindre les gens. »

Sylvie a envoyé son manuscrit à des maisons d’édition, sans beaucoup de succès. « On me répondait : ça ne convient pas, ce n’est pas ce qu’on recherche… ». Cela ne l’a pas découragée pour autant. Sylvie a retenu quelques-unes des remarques faites par les éditeurs et elle fait d’autres versions de son roman, changer des angles. Elle a finalement choisi d’aller aux Éditions de l’Apothéose, une maison d’édition un peu différente qui donne une chance aux nouveaux auteurs. « Ce n’est pas de l’autoédition, mais de la coédition. Le lien est plus étroit qu’avec une maison d’édition, plus direct », explique Sylvie. Grâce à cette maison d’édition, L’agenda de Béatrice a pu voir le jour.

 

La réalité au cœur du récit

Ce récit, inspiré de son expérience de vie, raconte le parcours de Béatrice dans sa vie de famille recomposée. À bord d’un train qui traverse l’Italie, Béatrice et Jean se remémorent les circonstances qui ont mené à leur rencontre, 15 ans auparavant. Béatrice avait alors vu sa vie basculer lorsque son conjoint Marc la quitte de manière subite et sans explication. C’est la deuxième séparation qu’elle vit et elle hésite à retourner dans une relation, surtout avec deux enfants. Pourtant, très rapidement et presque par hasard, elle rencontre Jean, lui aussi nouvellement séparé et père de deux filles. Tout au long de l’histoire, Béatrice sera confrontée à ses doutes, ses questionnements et les défis de la famille recomposée.

© Sylvie Lajoie - Éditions de l'Apothéose

© Sylvie Lajoie – Éditions de l’Apothéose

Sylvie s’est inspiré de sa propre expérience pour l’histoire de Béatrice, mais aussi celles d’autres femmes. Il y a donc énormément de choses qui se passent dans la vie de cette héroïne, mais à mon avis, ça permet ainsi à beaucoup de personnes de se reconnaître dans au moins une des situations. « C’est un amalgame de fiction et de vécu collectif, pas seulement moi, mais aussi de personnes qui ont vécu la même réalité que moi. Ça apporte toutes les possibilités, tous les défis », nous raconte Sylvie.

La réalité des familles recomposées est en effet un sujet assez peu représenté en fiction québécoise. En tout cas, on s’y attarde rarement avec attention. Dans L’agenda de Béatrice, on a droit à une visite dans l’intimité d’une telle famille avec le point de vue certes de la mère, mais où tous les acteurs sont représentés. « Je voulais partir du fait qu’au départ, une famille recomposée demande du travail », explique l’auteure.

Le roman alterne deux lignes narratives. Il y a tout d’abord celle de Béatrice et Jean en Italie qui vivent de nombreux rebondissement alors qu’ils se rappellent et commentent les événements qu’ils ont connu, pour le meilleur et pour le pire. Ensuite, il y a l’histoire en tant que telle, celle de Béatrice qui vit sa vie de mère et de belle-mère en compagnie de son nouveau conjoint, de ses amies, de ses nombreuses sœurs qui vivent aussi d’autres défis tout aussi importants dans leur vie.

Interrogée sur cette structure en allers-retours, Sylvie explique : « C’est un style qui me plaît dans les films, j’appelle cela l’effet « slinky ». Quand c’est plus linéaire, c’est plus difficile d’accrocher le lecteur. Il y a un risque d’essoufflement dès le début. » Sans aucun doute, cette structure accroche. Au début je croyais que je me perdrais dans les dates, mais c’est assez bien découpé pour suivre le récit sans problème. Le train, très présent tout au long du récit est aussi un environnement qui plaisait à Sylvie et qu’elle voulait exploiter. Pour ma part, je n’ai pas pu m’empêcher d’y voir une image de la vie qui avance sans qu’on ne puisse rien y changer. J’ai tendance à trop analyser les choses, mais je dois dire que, volontaire ou non, le choix de ce moyen de transport cadre parfaitement avec l’histoire.

 

Une héroïne authentique

L’écriture de Sylvie est remplie de sincérité et d’authenticité. Même si l’auteure n’a pas vécu tout ce qu’elle relate, on en a l’impression. Les émotions sont ressenties et elle réussit à décrire tous ces événements comme nous les vivrions. On sent que la situation est complexe et parfois difficile, mais elle n’est jamais dramatisée de manière exagérée. On a l’impression en fait que Béatrice est une amie qui nous raconte de jour en jour ce qui se passe dans sa vie tout en nous donnant un accès privilégié à son introspection. Je ne serais pas étonnée que les familles ayant vécu cette situation se reconnaissent très facilement dans ce récit.

Il reste qu’il s’agit d’un roman qui s’adresse plus facilement à un public qui connaît déjà un peu ce genre de situation, qui a des enfants ou qui est intéressé par les questions familiales. Cependant, moi qui ne fait pas partie de ce public, je me suis quand même surprise à être moi-même intéressée au sort des personnages.

La suite des choses

Sylvie est présentement en train de travailler sur la suite de L’agenda de Béatrice. L’histoire sera toujours autour du même personnage principal, mais Béatrice suivra une autre quête plus introspective. Sylvie averti aussi que ce sera un peu différent du tome précédent : « L’histoire est d’un autre genre et c’est à un niveau plus spirituel, un peu ésotérique. » L’auteure a pour l’instant rédigé une cinquantaine de pages et n’est pas certaine d’être à la même maison d’édition. Peut-être sera peut-être le début d’une autre aventure tout à fait différente pour la publication de cet autre roman. Une chose est certaine, L’agenda de Béatrice est le début d’une belle aventure littéraire pour Sylvie Lajoie.

Cliquez ici pour visiter le site Web de Sylvie.

Créer avec des poupées-2e partie

(Cliquez ici pour lire la première partie)

Aller au-delà de la poupée

Ce passe-temps est arrivé de manière assez particulière à Stéphanie, un peu par hasard. « J’ai découvert ça avec le temps. À l’Otakuthon (ndla: festival montréalais d’animation japonaise), il y en avait qui en exposait, mais je ne savais pas vraiment ce que c’était et je n’avais jamais demandé. À un moment où j’avais beaucoup de misère à dessiner des personnages masculins, je voulais un modèle articulé et j’ai découvert ça. C’est à ce moment-là que j’ai acheté [la poupée représentant Link du jeu vidéo Legend of Zelda]. Pas longtemps après, j’ai décidé d’arrêter le dessin. Plus tard, j’en ai acheté une autre et c’est là vraiment que ça a commencé. »  Elle a alors repris les personnages qu’elle avait créé dans ses dessins et les a transposés en trois dimensions. Comme le dessin, il s’agit d’une forme d’art pour elle.

Elle a un attachement particulier pour chacune de ses poupées; elles ont d’ailleurs toutes un nom. Je le vois dans son regard lorsqu’elle m’en parle. Ce sont ses créations, ses personnages à elle. Il y a tellement de travail sur chacune de ces petites têtes, elle y met tant d’attention et de soin. Chaque personnage est façonné et transformé. Même si la matière première arrive déjà avec une forme, tous les efforts sont fournis pour obtenir un résultat unique.

Lorsqu’on fouille un peu sur les forums de discussion consacrés à ce passe-temps, on se rend rapidement compte que ses adeptes adorent prendre des photos de leurs créations. Les articulations efficaces de ces petits personnages leur permettent en effet de prendre la pose aisément. Photographe amateure, Stéphanie ne fait pas exception et elle prend plaisir à mettre en scène ses différents personnages pour les photographier. Elle profite beaucoup du petit parc près de chez elle comme décor naturel. Elle fait aussi poser d’autres poupées que les siennes. « Ce sont de bon modèles, ils peuvent garder la pose sans se plaindre pendant des heures! », blague-t-elle. Les poupées de bonne qualité tiennent facilement debout sans support, même en talons hauts.

Selon Stéphanie, la communauté est encore assez petite au Québec. « Je connais d’autres personnes par Facebook, mais on se voit rarement. C’est aussi plus populaire en Europe, je dirais. C’est sûr que quand tu n’en as pas entendu parlé, tu ne sais pas que ça existe », explique-t-elle.

Il y a quand même assez de monde pour l’organisation de concours. L’Otakuthon organise à chaque année le DollFest, une compétition de BJD où les poupées sont jugées dans différentes catégories. Les prix sont modestes, mais l’événement permet aux adeptes de ce passe-temps de partager leur intérêt. Pour Stéphanie, ces compétitions sont agréables, mais ne sont pas nécessairement une motivation pour continuer à travailler sur ses poupées. Trois d’entre elles ont tout de même déjà gagné un prix. Comme les BJD sont encore méconnues au Québec, il n’y a pas beaucoup de participation. « Il y en a moins avec les années, explique Stéphanie. Avant il y avait de plus gros prix, alors les gens participaient plus. Maintenant les prix sont plus petits: on reçoit des vêtement par exemple. J’ai même eu une guitare électrique, une fois!»

Vu de loin, ce passe-temps semble presque anodin, tout au plus une manière amusante de passer le temps. Mais après l’avoir regardé de plus près, je vois tout le travail, tout le dévouement qu’il demande et surtout, la créativité qu’il implique.

 

Petite galerie 

Voici, en vrac, quelques photos que Stéphanie Potvin a prises de ses ball jointed dolls. Un grand merci à elle pour les images!