dBDdls: Blast t. 1: Grasse Carcasse

Fiche technique

Titre Nombre de pages Auteur(s) Éditeur Sortie
Blast T. 1 Grasse Carcasse 200 pages Manu Larcenet Dargaud 2009

La BD de cette semaine est une demi-découverte je dirais, car je savais déjà qu’elle existait. J’en avais entendu parler lors de sa sortie et un de mes collègues me l’avait chaudement recommandé à plusieurs reprises. Enfin, j’ai pris de temps de m’y plonger. L’auteur, Manu Larcenet, ne m’était pas inconnu et j’avais toujours bien aimé ce qu’il faisait, quoi que je n’ai qu’effleurer sa prolifique bibliographie. Tout ça pour dire que j’ai entamé cette série avec certaines attentes.

L’histoire

9782205063974-couv

© Manu Larcenet – Dargaud

Polza Mancini est suspecté d’avoir agressé une femme. Il est interrogé par deux policiers qui comptent bien le cuisiner. Or, Polza n’avouera qu’avec ses propres règles, c’est à dire qu’il remontra aux sources de ce crime. Parce qu’on ne peut pas comprendre si on ne passe pas par ce qu’il a vécu. Ce retour en arrière débute à la mort de son père. Peu de temps après l’événement, il décide de tout quitter, de fuguer, de partir vivre à côté de la société en allant vivre dans la forêt. Son but ultime est de rejoindre l’Île de Pâques, du moins, c’est ce qu’il dit.  Il raconte son frère, son père, l’alcool, son obésité, la solitude, le délire. L’histoire est à la fois simple et complexe, car si on ne fait que suivre la fuite de cet homme, on essaie tant bien que mal de le comprendre, de comprendre où il nous mène et, aussi, de démêler le vrai du faux. Ça semble un peu simple et sans intérêt comme histoire résumée ainsi, mais je vous assure que cet album mérite, à mon avis, tous les éloges qu’il a reçus.

Mon avis

Allons-y tout de suite avec le point positif le plus évident: visuellement, c’est un des plus beaux albums que j’ai vu depuis plusieurs années. Il y a des cases où on peut se perdre pendant de longues minutes avant de poursuivre la lecture, sans exagérer. La majorité des illustrations sont en noir et blanc, ou plutôt en nuances de gris. Larcenet utilise alors beaucoup les effets d’ombre et de lumière. Il passe aussi d’un dessin extrêmement simple où le décor disparaît à de pleines pages sublimes représentant l’orée de la forêt. Cet album n’a pas a priori un dessin réaliste, mais certains éléments sont d’un style presque photoréaliste. Par exemple, on se retrouve à un moment face à un grand et magnifique héron qui prend une page lui seul. Ce que Polza voit et admire, on le voit aussi et ça donne lieu a des petites perles de dessin. La seule touche de couleur se retrouve lors du blast du titre, un état particulier d’illumination que recherche Polza. Ce dernier est alors représenté entouré de dessins d’enfants aux couleurs vives. Je ne tenterai pas d’analyser ça, mais il va sans dire que l’utilisation de ces dessins donne beaucoup à réfléchir! Je parle souvent des ambiances dans les albums, une chose bien importante à mon avis dans le récit et là, j’ai rarement vu quelque chose d’aussi réussi à ce niveau. Ce mélange de grands espaces et de huis clos est prenant. Les plans, les regards, les grands moments de silence, tout est bien utilisé parfaitement. On le sent lorsque le personnage principal se sens enfermé, désemparé, euphorique, détendu ou bien lorsqu’il ne ressent rien du tout. Larcenet joue beaucoup aussi avec la disposition et la grandeur des cases qui dépend de l’environnement, de la narration, des événements et de l’atmosphère, ce qui ajoute aussi à l’ambiance.

Pour ce qui est de l’histoire, je me suis retrouvée tout à fait accrochée à ce récit de fuite même si on ne sait pas où l’auteur nous emmène avec ça. Je voulais tant comprendre ce qui a amené Polza à faire ce qu’il a fait, même si on ne sait pas tout à fait ce que c’est. Pourtant, ce personnage n’a pas du tout les caractéristiques d’un être sympathique, mais au fond, on le connaît si peu au départ. Je ne pourrais pas dire autrement que c’est bien raconté et que cette histoire qui semble simple et classique si on se fie au seul résumé nous emmènent dans des lieux insoupçonnés.

Blast se lit d’une traite; ce sont 200 pages qui passent très rapidement. C’est une série de quatre tomes qui compte en tout 800 pages.

Et vous, avez-vous lu cet album? Quel est votre avis?

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Publié le 20 octobre 2016, dans Bande dessinée, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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