Créer avec des poupées-1ère partie

Amaranthiel armure

Photo: Stéphanie Potvin

C’est toujours un plaisir pour moi de découvrir un nouveau passe-temps, tout simplement par curiosité. J’ai rencontré, il y a quelque temps, Stéphanie Potvin, une adepte de ball jointed dolls (BJD), un hobby qui était tout à fait inédit pour moi avant de la connaître. Comme le nom anglais l’indique, les BJD sont des poupées, mais attention, pas des poupées ordinaires. Elles ne sont pas fabriquées pour le jeu des enfants, au contraire. Ce sont des objets destinés à la collection ou bien, de manière beaucoup plus intéressante, à être habillées, maquillées et transformées au gré de notre imagination. Stéphanie a découvert ce passe-temps il y a environ quatre ans et elle y consacre beaucoup de temps depuis. Comme j’avais envie d’en savoir plus, elle m’a ouvert les portes de son petit atelier, chez elle. Je vous invite donc à découvrir avec moi cette activité hors du commun qui va bien au-delà des simples poupées. 

DSC04358Tout d’abord, qu’est-ce que c’est que ça, une ball jointed doll?  C’est une poupée articulée en résine offerte en différentes grandeurs et de différents styles. Leurs articulations, en forme de petites sphères (d’où le nom de ball jointed), sont maintenues grâce à des élastiques. C’est ce système qui permet une très grande possibilité de mouvements et de poses. Le principe de la BJD vient originalement d’Europe, mais la plupart des modèles d’aujourd’hui viennent d’Asie. Répendu maintenant partout dans le monde, ce passe-temps est encore peu connu au Canada.

Stéphanie et l'une de ses poupées

Stéphanie et l’une de ses poupées.

Stéphanie me fait entrer dans la petite pièce qui lui sert d’atelier. Une grande armoire IKEA contient ses six poupées plus deux qu’une amie lui a prêtées pour l’occasion de ma visite. « C’est important de les protéger de la lumière, sinon la résine jaunit », m’explique-t-elle. Ces poupées n’ont l’air de rien au premier coup d’oeil, mais elles demandent un grand soin. En plus de « déjaunir » la résine, il faut parfois réparer les articulations ou bien arranger une partie du corps.

Stéphanie me permet de prendre ses poupées pour les regarder de plus près et je choisi en premier la plus grande. Étonnement lourde, elle est très loin d’être un jouet pour enfant. On a plutôt l’impression de tenir une petite machine. On voit et on sent surtout la qualité de ces objets et de leurs mécanismes. J’ose à peine bouger leurs articulations tant elles ont l’air fragiles, ce qui amuse un peu Stéphanie puisque les poupées sont faites pour être bougées dans tous les sens.

Une manière de créer

Quand je demande à Stéphanie ce qui l’anime dans ce hobby, sa réponse est instantanée: « C’est tout le potentiel artistique qu’il a. Je peux faire tout ce que je veux. »

Les BJD ont en effet tout un potentiel artistique. On peut les acheter nues, sans même de couleur au visage. On choisit un modèle, un visage, une morphologie, une grandeur, mais c’est tout. Elles sont comme une toile vierge sur laquelle un artiste peut laisser aller son imagination.  Les possibilités de création de personnages sont presque infinies. Deux personnes peuvent posséder chacune une poupée du même modèle sans qu’elles ne se ressemblent. En plus des vêtements et des cheveux, on peut modifier les yeux, les cils, le maquillage du visage, les parties du corps. Les plus habiles peuvent même « sabler » la résine pour modifier des détails. Pour sa part, Stéphanie les achète la plupart du temps avec le « face-up » déjà fait, c’est-à-dire, le visage déjà complet.

DSC04363

Une des quelques boîtes d’accessoires pour les poupées.

Les compagnies fabricant les BJD foisonnent et offrent des produits parfois très différents. Certaines poupées sont très réalistes alors que d’autres semblent être sorties d’un dessin animé. Il existe même une entreprise québécoise, La compagnie des radis, qui offre des poupées à l’allure de mignonnes petites lutines. Il y en a pour tous les goûts. Même chose pour les accessoires, vêtements, cheveux et tout ce qui entre dans la composition du produit fini.

Stéphanie m’ouvre des boîtes où se trouvent des vêtements, des bijoux, des perruques et des accessoires pour ses poupées. Pour ce qui est des magasins pour acheter le matériel, tous les endroits sont bons pour s’inspirer.  « Tu te mets à voir des possibilités partout! », s’exclame-t-elle en me montrant ses boîtes d’accessoires et de vêtements. Elle m’explique qu’un petit bidule du Dollarama peut devenir un bijou ou une retaille de tissus peut devenir une robe.

« J’achète les vêtements parce que je ne suis pas très bonne en couture! (rires). Mais j’ai fait quand même quelques petits morceaux.[…] Il y a même une poupée qui a gagné un concours avec un petit kimono que je lui avais fabriqué. »

Si elle fait peu de couture, Stéphanie fabrique par contre beaucoup. Pour ses BJD, elle a créé des ailes, des armures, des oreilles de chat et des cicatrices pour ne nommer que cela. L’imagination n’a pas de limite quand on a un peu de savoir-faire.

(Lien vers la seconde partie)

 

 

 

 

 

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Publié le 31 mars 2016, dans Billet, passe-temps, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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