Archives Mensuelles: novembre 2015

L’actualité positive: à la recherche des bonnes nouvelles

Il faut voir les choses en face: l’actualité est déprimante ces temps-ci. Il suffit de parcourir un journal ou d’écouter le sommaire du téléjournal pour voir qu’on ne traverse pas une période joyeuse. Les événements internationaux terribles n’aident absolument pas. Pourtant, il se passe encore de belles choses dans le monde. Sinon, la vie serait impossible… L’émission Banc Public de Télé-Québec s’est d’ailleurs intéressée au fait que les médias montrent une grande majorité de mauvaises nouvelles, alors que de belles choses se déroulent aussi sans qu’ils n’en parlent. C’est qu’il y a une raison pour laquelle on serait attiré vers les mauvaises nouvelles. Le petit reportage de quelques minutes est très intéressant. http://zonevideo.telequebec.tv/media/22764/bonne-nouvelle/banc-public

Il existe pourant des endroits où la bonne nouvelle est reine et qui nous prouvent qu’on peut trouver du réconfort dans l’actualité. En voici quelques uns.

Le Huffington Post Québec a une section entière consacrée aux bonnes nouvelles. http://quebec.huffingtonpost.ca/news/bonne-nouvelle/

Le journal des bonnes nouvelles ratisse les journaux pour trouver des événements heureux et inspirants. C’est un site français, donc il n’y aura pas vraiment de nouvelles de chez nous, mais ça fait du bien quand même! http://www.le-jbn.com/

Bonnes nouvelles du jour est un blog, français lui aussi, qui partage une liste de bonnes nouvelles à chaque 18 du mois. http://www.bonnesnouvellesdujour.fr/

Il existe une page Facebook consacré uniquement au partage de bonnes nouvelles de toutes sortes.  https://fr-fr.facebook.com/bonnesnouvellesdumonde

En parlant de médias sociaux, deux jeunes gens de Magog en ont conçu un qui ne partage que des bonnes nouvelles: One Good Action. Tous ceux qui ont une attitude négative ou violente y sont bloqués. J’ai essayé de m’y connecter et la page semble ne plus exister malheureusement, mais ils ont toujours leur page Facebook. J’imagine que le projet est encore en développement. Voici de plus deux articles qui parlent de cette idée.

http://www.lapresse.ca/la-tribune/economie-et-innovation/201502/11/01-4843249-un-reseau-social-100-positif-voit-le-jour.php

http://www.lerefletdulac.com/Actualites/Societe/2015-02-04/article-4030720/Un-reseau-social-exclusif-aux-bonnes-nouvelles/1

https://www.facebook.com/OneGoodActionCommunity/timeline?ref=page_internal

Finalement, GoodnessTV, dont on parle dans le reportage de Banc Public, est une web-télé où on invite au partage de vidéos. Il s’agit à  mon avis du site le plus élaboré du lot. http://www.goodnesstv.org/

L’idée n’est pas de se voiler les yeux sur les horreurs qui se déroulent dans nos vies et dans le monde, loin de là. Il reste que cette abondance de mauvaises nouvelles n’est pas représentative du monde réel et il est tout aussi important partager les choses positives. Sinon, notre perception de la réalité pourrait être faussée. Aussi, ça fait du bien un peu de bonheur!

Connaissez-vous d’autres médias consacrés aux nouvelles inspirantes et positives?

 

 

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Bonbon du week-end: prochain embarquement…

Cette semaine, c’est un bonbon pour les yeux. Dans leur section sur les exoplanètes, la NASA, en collaboration avec le Jet Propulsion Laboratory, présente une page savoureuse de rétro-futurisme. On nous propose quelques activités dont la planification du temps de voyage vers un autre monde. Or, parmi tout cela, le plus intéressant sont les affiches annonçant les différentes destinations. Elles semblent être toutes droit sorties d’un film de science-fiction des années 1950 et sont, selon moi, de petites oeuvres d’art. Quelques exoplanètes sont ainsi devenues des destinations de rêve pour le grand voyageur en vous. Le plus beau dans tout cela? Le tout est monté selon des faits scientifiques rigoureux et on apprend plusieurs choses sur ces quelques planètes. Nous sommes à la NASA après tout, c’est sérieux! Il n’y a que les artistes qui ont laissé aller leur imagination à partir de ces faits. Seul petit bémol à cette page: on en aurait pris bien plus. J’espère que dans l’avenir, elle sera encore plus garnie. Un travail énorme est fait de la part des scientifiques et des astronomes amateurs pour la découverte des exoplanètes. Une fois de temps en temps, c’est agréable de pouvoir juste rêver un peu.

Les affiches sont téléchargeables et imprimables. C’est là que ça se passe: https://exoplanets.jpl.nasa.gov/alien-worlds/exoplanet-travel-bureau/.

Si la recherche d’exoplanètes vous intéresse, je vous encourage à visiter tout le site de Planet Quest; il est rempli d’informations très intéressantes.

Source NASA/JPL-Caltech

Source NASA/JPL-Caltech

Source NASA/JPL-Caltech

Source NASA/JPL-Caltech

 

 

Suggestion lecture: Les fans et Internet

En été 2014 est paru un ouvrage fort intéressant d’une chercheuse qui a regardé de près une communauté d’admirateurs de l’émission Dans une galaxie près de chez vous (abrégé souvent par DUG). Christine Hébert, diplômée à la maîtrise en ethnologie et patrimoine de l’Université Laval, porte un regard scientifique sur les interactions entre les membres de cette communauté virtuelle, les événements qu’elle vit et les différents éléments qui la caractérise.

Tiré de son mémoire de maîtrise, Les Duggies et Internet s’intéresse surtout à quelques membres d’un forum virtuel de discussion à propos de la série. Le sujet est d’abord intéressant parce que DUG a été un phénomène au Québec. La série jeunesse diffusée sur Canal Famille (maintenant Vrak) a su s’attirer un public beaucoup plus large que prévu et possède une base d’admirateurs assez solide. Seulement le fait qu’un forum de discussion virtuel plutôt fourni s’est formé autour de cette série (plusieurs existent en fait) est remarquable si on tient compte de la petitesse du marché de la télévision au Québec. L’angle ethnologique de Christine Hébert rend le sujet encore plus intéressant, car on se rend compte que toute cette communauté, bien que petite, se structure et se bâtit un peu par elle-même. C’est facile, en fait, d’imaginer que plusieurs groupes d’admirateurs connaissent les mêmes caractéristiques.

couverture livre christineSéparé en trois chapitres, le livre présente tout d’abord l’univers de Dans une galaxie près de chez vous, ainsi que le forum d’admirateurs que l’auteure a étudié. Elle explique la série et ce qu’est un Duggie, le nom qu’on donne au admirateurs de DUG. On y aborde aussi le sujet du forum en tant que lieu de socialisation, de création et même de culte. On y suit aussi l’évolution du forum et comment cette communauté a grandi sur Internet. Les témoignages des huit membres interrogées dans ce chapitre montrent toute la dimension humaine qui se trouve dans ce groupe de fans. Chacune à une histoire et une raison qui l’a amenée à joindre ce groupe et à y consacrer du temps. Ce sont des personnes d’âges et d’horizons variés qui ne se seraient pas connues autrement qu’en partageant cet intérêt commun.

Le troisième chapitre est, à mon avis, le plus intéressant. Il montre la communauté qui sort du cadre virtuel. En fait, le propos de ce chapitre est de la présenter comme une microsociété. L’auteure explique les rencontres formelles, par exemple au Salon du livre de Montréal, mais aussi les rencontres informelles qui n’ont pas de lien direct avec DUG. Les membres de cette microsociété se trouvent des intérêts communs et prennent part à des clavardages sur des sujets variés ou bien à des activités spontanées. Un événement est étudié avec plus de profondeur: le shower . Des membres du forum organisent pour l’une d’entre elles un shower pour son bébé à venir. L’organisation d’un tel événement en rapport avec un aspect tout de même relié à la vie privée montre un lien de solidarité entre ces membres du forum. La majorité des éléments communs d’un shower étaient présents: les jeux, les bouchées, la carte et les cadeaux. Ils étaient la plupart du temps en lien avec DUG. Plusieurs pages sont dédiées à cet événement qui illustre bien tout le propos du livre.

Christine Hébert relève aussi la présence de rites dans cette communauté notamment par le Dug-o-film-o-thon ou DOFOT, un marathon de la série et des films et par la Saint-Bernard-Legault, un anniversaire en hommage aux deux auteurs de la série, Claude Legault et Pierre-Yves Bernard. Il y a aussi des chartes et des règlements qui renforcent cette idée de microsociété. Très intéressante, cette partie démontre qu’une communauté virtuelle présente des caractéristiques bien similaires à une communauté dite « normale » malgré une certaine spécificité.

Les communautés virtuelles d’admirateurs est une chose qui peut intriguer lorsqu’on est pas familier avec le phénomène. Or, ce livre explique bien les choses en dressant un portrait à mon avis bien complet. On comprend un peu mieux pourquoi de telles communautés existent et durent. L’angle local avec une série télévisée bien de chez nous est très apprécié et il nous rapproche du sujet. La bibliographie est solide, la théorie bien documentée et le ton y est agréablement accessible. Bref, je le recomande!

Quelques extraits

Voici quelques extraits tirés du livre qui vous donneront, je l’espère, le goût d’en lire plus.

« Le forum peut même être comparé à un laboratoire social, c’est-à-dire un lieu où les membres peuvent expérimenter des interactions sociales entre eux, tout en développant de nouvelles amitiés. En effet, pour la majorité des participantes aux entrevues, le forum est propice à créer et développer des amitiés véritables » p.30

« Il est ainsi possible d’imaginer que les limites entre la vie réelle et la vie virtuelle se confondent, devenant une seule vie » p.31

« Par ce shower, les membres du forum ne sont seulement liés par une série culte, ils sont aussi lié par les événements de la vie, soulignés par un rituel » pp.76-77

« Ce qui est étonnant pour le deuxième cas, c’est que ce chandail n’est pas considéré comme un costume, mais qu’il est utilisé au cours du rite: d’un objet de la vie quotidienne, il devient un objet symbolique, un souvenir de cet événement, métamorphosé par l’inscrition de messages échangés par les participants. De plus, sa valeur, auparavant utilitaire, se change en valeur sentimentale, voire symbolique, et devient en quelque sorte le symbole (trophée) témoin de la participation (exploit) du membre au DOFOT. » pp84-85

 

Le livre: Les Duggies et Internet, Christine Hébert, éditions Les Presses de l’Université Laval, collection Autour de l’événement, 124 pages.

Rédactrice-réviseure, Christine Hébert est aussi la créatrice d’un blog exclusivement dédié au sujet des fans et des communautés de fans: Nous sommes fans. Elle y partage des études, des articles et des réflexions reliés à ce sujet.