Archives Mensuelles: septembre 2015

Petite hydrographie de notre système solaire

mars

Source: NASA

La grosse nouvelle scientifique des dernières heures est celle de la découverte d’eau liquide très salée sur Mars. La NASA fit cette annonce hier en après-midi, causant un bel enthousiasme dans la communauté scientifique. La possibilité de présence d’eau liquide pourrait, par exemple, grandement faciliter de futurs voyages sur la planète rouge. Cette découverte titille aussi l’imagination, car jusqu’à maintenant, la Terre semblait être le seul endroit où l’eau liquide pouvait couler. Plein d’hypothèses concernant la possibilité de vie sur Mars font alors surface. Or, c’est déjà connu depuis plusieurs années que l’eau existerait ailleurs dans le système solaire. On sait déjà qu’elle existe sous forme de glace ou de vapeur, mais l’eau liquide est aussi une possibilié. Même assez loin de nous.

 

Ganymède. Source: NASA

Ganymède. Source: NASA

Ce sont des lunes de Jupiter et de Saturne qui seraient le plus susceptibles de contenir de l’eau liquide sous une épaisse couche de glace, la plupart du temps. C’est le cas d’Europe, Callisto, Enceladus, Mimas et Ganymède. Dans le cas d’un océan complètement bloqué sous une surface, ce serait très difficile pour la vie d’y évoluer. Seulement Enceladus et Europe seraient soupçonnées de peut-être pouvoir être dans la possibilité d’abriter de la vie. Soyons prudent, car rien ne peut être vérifié pour l’instant. Titan, la lune de Saturne ayant tant fasciné le monde il y a quelques années, pourrait aussi posséder un océan sous sa surface. Il y a aussi Neptune qui possède une lune intéressante. En effet, les scientifiques considèrent la possibilité d’un océan sous la surface de Triton, sans pouvoir le confirmer. Finalement, deux planète naines retiennent aussi notre attention. Pluton pourrait posséder un océan sous sa surface. La mission New Horizon devrait d’ailleurs pouvoir nous permettre d’en savoir un peu plus sur cette hypothèse. Plus près de nous (relativement), Cérès possède une grande quantité d’eau sous forme de glace et une petite partie de cette eau pourrait être liquide. Toutes ces informations sont pour la plupart des suppositions des scientifiques à la suite d’observations. Par contre, pour les 5 premières lunes que j’ai nommées, les indices sont là et sont très forts. Toutefois, rien n’est confirmé à 100%.

L’eau n’est donc pas une exception dans notre système solaire. Par contre, la nouvelle concernant Mars a ceci d’unique: l’endroit où elle été trouvée. Toute cette eau potentielle dont j’ai parlé est sous la surface rocheuse ou glacée des lunes et planètes. Ce serait impossible qu’elle soit présente à la surface en raison des températures et de la pression inospitalières de ces objets célestes. Le fait d’avoir aperçu de l’eau en surface ailleurs que sur la Terre, voilà ce qui est inédit et surprenant. C’est une nouvelle comme celle-là qui nous permet de rêver aux surprises que nous réservent encore notre système solaire et notre univers.

 

Pour une explication pertinente de l’eau sur Mars qui décrit bien ce que c’est concrètement: http://cieletespace.fr/node/19665

Source des informations: NASA

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Pertes d’emplois à La Presse: les déboires des quotidiens en bref

Ce matin, nous apprenions que 158 emplois allaient supprimés à La Presse, dont 43 emplois à la rédaction. Ces pertes sont liées à la disparition prochaine de La Presse en format papier la semaine.  Le communiqué officiel apporte quelques précisions.

« Les postes touchés sont des emplois syndiqués, non syndiqués et cadres, et proviennent de tous les secteurs de l’entreprise. Les employés concernés seront rencontrés aujourd’hui et auront accès à des mesures de soutien. Les départs respecteront les conventions collectives en vigueur, notamment en ce qui a trait à l’ancienneté. La presque totalité des départs aura lieu dans trois mois, pour janvier 2016. À l’issue de cette réduction d’effectifs, La Presse comptera 633 employés réguliers. »

Pour plus d’informations, voici la nouvelle rapportée par Le Devoir, ICI Radio-Canada et TVA.

La direction de La Presse veut en effet prendre le virage numérique en mettant l’accent sur sa plateforme La Presse + qu’elle évalue viable. Cette annonce, de même que celle d’abandonner la version papier la semaine, est peut-être un autre signe de la situation difficile de la presse écrite.

Quelques faits

Une étude du centre d’étude sur les médias de l’université Laval dresse un petit portrait de la presse écrite quotidienne qui éclaire un peu la situation. Ces chiffres les plus récents datent de 2013, mais permettent tout de même de comprendre la situation.

Tout d’abord, sans surprise, le taux de lectorat des quotidiens (gratuits et payants) a diminué avec les années. Il est passé de 57% à 48% entre 2001 et 2013. Le Journal de Montréal, par exemple, a perdu près de 50 000 lecteurs réguliers entre 2001 et 2013. La Presse a connu une hausse de 270 000 lecteurs réguliers en 2013, mais celle-ci serait dû à l’apparition de La Presse +. Cela expliquerait faiclement pourquoi La Presse a décidé de mettre plus d’effort sur sa plateforme numérique. Ça reste tout de même un pari un peu risqué, car celon cette étude, moins de 10% des lecteurs ne lisent exclusivement les versions électroniques des quotidiens.

Une chose est certaine, c’est que la situation n’est pas rose économiquement. Les revenus des journaux au Canada ont baissés considérablement. l’Association canadienne des journaux nous informe que les revenus des quotidiens payants du pays ont vu leurs revenus atteindre 1,91 milliards qui correspond à une chute de 15,6% entre 2012 et 2013. Les revenus provenant de la publicité en ligne, bien qu’ils ont doublé depuis 2006, ne peuvent compenser cette perte. Ces recetttes sont en légère baisse depuis 2011 et ne comptaient que pour 12,3% des revenus totaux en 2013.

Pour plus de faits et de chiffres, vous pouvez aller lire cette étude très claire et facile à lire: http://www.cem.ulaval.ca/pdf/pressequotidienne.pdf

Ces faits ne donnent pas plus d’informations sur cette décision de la direction de La Presse. Elle seule peut expliquer ce qui la pousse à changer ainsi de cap. Par contre, ces chiffres montrent que la situation des quotidiens n’est pas facile pour personne et il ne s’agit sûrement pas des dernières pertes d’emploi que nous allons connaître dans le milieu. Malheureusement.

Mini historique de la BD au cinéma.

source: La Pastèque

source: La Pastèque

Demain le 18 septembre sortira sur nos écrans Paul à Québec, une adaptation de la bande dessinée de Michel Rabagliati que j’irai sans faute voir. C’est un moment somme toute important pour la bande dessinée québécoise. Il s’agit, à moins que je ne me trompe, de la première adaptation en prises de vue réelles d’une BD d’ici. Cela m’amène à parler des adaptations de BD au cinéma, car ailleurs dans le monde, la chose existe depuis longtemps. Voici un bref retour en arrière pour vous montrer à quel point le phénomène est relativement ancien.

La BD et le cinéma sont deux arts qui ont pratiquement le même âge, les deux étant appararus à la fin du XIXe siècle. La plus ancienne adaptation que j’ai pu trouvé date donc de cette époque des débuts. Il s’agit de Little Nemo, un dessin animé muet sorti sur les écrans en 1911. La bande dessinée américaine Little Nemo a été créée par Winsor McCay en 1905. Si on regarde plus précisément l’adaptation en prises de vue réelles, la plus ancienne remonterait à 1936 avec Flash Gordon, film tiré du comics de Alex Raymond créé en 1934. Il s’agissait d’un sérial mettant en vedette Buster Crabbe dans le rôle titre. Du côté Franco-Belge, le premier héros à avoir vu ses traits passer sur le visage d’un acteur est une héroïne. C’est en effet Bécassine qui fut adaptée la première en 1940. La jeune Bretonne créée en 1905 et dessinée par Joseph Pinchon était interprétée par Paulette Dubost. Même la famille Fenouillard qui est une BD bien plus acienne remontant au XIXe siècle a été adaptée plus de 20 ans plus tard, dans les années 1960. Du côté de la BD japonaise, les adaptations sont beaucoup plus récentes. Cyborg 009 de Shōtarō Ishinomori aurait été la première adaptation en 1966. La première adaptation en prises de vues réelles date de 1970: Harenchi Gakuen tiré du manga de Go Nagai et ce n’est pas du tout pour les enfants, ce qui explique l’absence d’image.

Little Nemo - 1911 - Roses

Little Nemo. Source: AlloCiné

 

Flash Gordon. Source: Wikipedia

Flash Gordon. Source: Wikipedia

 

Bécassine. Source: cinema-francais.fr

Bécassine. Source: cinema-francais.fr

 

Cyborg 009. source: anime-planet

Cyborg 009. source: anime-planet

Quelles sont les BD les plus adaptées au cinéma? Du côté Franco-Belge, c’est Astérix le vainqueur avec 9 films d’animation et 4 films en prises de vue réelles (le Gaulois bat le record aussi à ce niveau-là). Du côté américain, si on compte les serials des années 1940, c’est Batman le plus adapté. Deux serials en 1943 et 1949, un film tiré de la série télé en 1966 et 8 films sortis de 1989 à 2012. 11 films au total donc pour l’homme chauve-souris. Je n’ai compté ici que les métrages en prises de vues réelles. C’est donc une histoire déjà bien entamée, mais qui ne fait que commencer pour la BD québécoise. Je suis en effet certaine qu’on verra de plus en plus les dessins de chez nous s’animer au cinéma, que ce soit en animation ou avec des acteurs.

 

*Ces informations ont été trouvées au terme de mes propres recherches. Si jamais je me suis trompée, je m’en excuse. Je serai ravie de corriger et de transmettre ainsi des informations exactes.*