Retour en Gaspésie: les fous de Bassan

À la suite d’un voyage en Gaspésie l’été dernier, j’ai décidé de « retourner » aux lieux visités et de pousser un peu plus la réflexion.

Une partie de la colonie nichant sur le plateau

Une partie de la colonie nichant sur le plateau

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Une partie de la colonie nichant sur la falaise

Les fous de Bassan en déclin

La colonie de fous de bassan de l’île Bonaventure est présentement la plus grande colonie de fous de Bassan en Amérique du Nord avec plus de 100 000 individus. Elle est aussi un attrait incontournable pour tout voyageur qui passe par Percé. C’est une expérience unique de pouvoir observer de près ces beaux et grands oiseaux qui n’ont comme seul défaut esthétique que leurs cris strident. Vu de la falaise ou vu du plateau, le spectacle est toujours

IMG_1670saisissant.

Par contre, bien qu’elle semble en pleine santé au premier abord, la colonie inquiète beaucoup. Depuis l’an dernier, les fous de Bassan de l’île Bonaventure ont connu un déclin de population important en raison du faible taux de survie des oisillons. En 2012, ce taux était de seulement 8%, autrement dit, seulement 8% atteignaient l’âge de trois mois, alors que le nourrissage du poussin est terminé et qu’il est prêt à voler. La situation est un peu plus rassurante cette année avec un taux survie de 36%, mais il est encore bien en-deçà du taux normal de 75%. Bref, il y a des raisons de s’inquiéter pour le long terme si la population continue à avoir autant de mal à se renouveler.

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Seulement 36% des oisillons ont survécu cette année

Il faut savoir que les fous de Bassan ne peuvent se reproduire qu’à partir de l’âge de 5 ans et les femelles ne pondent qu’un œuf par saison. De plus, un déclin général de la colonie a été observé ces dernières années avec la disparition de 20% des couples nicheurs entre 2009 et 2011.

Les chercheurs proposent quelques hypothèses pour ce déclin. L’une d’entre elles que les oiseaux vont de plus en plus loin pour chercher leur nourriture en raison, entre autres, le changement de comportement du maquereau dans la région de la colonie dû au réchauffement de l’eau. C’est ce qui était arrivé en 2012, croient les chercheurs; les proies étaient devenues inaccessibles et plusieurs individus sont tout simplement morts de faim. Aussi, lorsque la nourriture est difficile d’accès, les deux parents partent laissant ainsi le poussin seul au nid et très vulnérable. Ce comportement inhabituel et très inquiétant a de nouveau été observé cette année.IMG_1677

La marée noire du Golfe du Mexique en 2010 a aussi été très dommageable pour les fous de Bassan puisqu’elle a affecté leur lieu d’hivernage. On en mesure les conséquences encore aujourd’hui.

Heureusement, la situation s’est quand même améliorée cette année malgré un taux de survie qui reste assez faible. Les fous de Bassan vivent normalement plus de vingt ans en moyenne ce qui donne une bonne chance à la colonie de se reprendre si le taux de survie des poussins augmente l’été prochain.

La colonie de fou de Bassan de l’Île Bonaventure reste donc sous surveillance et est étudiée en profondeur pour bien évaluer les problématiques.

Articles à lire pour en savoir un peu plus:

TVA

Radio-Canada 

Le Soleil

La SEPAQ 

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Publié le 22 janvier 2014, dans Autre, Billet, et tagué , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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