Les sciences et les jeunes: la suite

Un article dans La Presse a attiré mon attention. On y apprend que les jeunes se seraient désintéressés des sciences.

Dans ce billet à propos du 30e anniversaire des Débrouillards, je souhaitais que les jeunes continuent d’avoir de l’intérêt pour les sciences pour toutes sortes de raisons. Il semblerait que ce ne soit pas le cas et c’est bien dommage. Dans l’article, on mentionne un autre aspect que je n’avais pas souligné : «Au Québec, le secteur des sciences naturelles et appliquées est celui qui connaîtra d’ici 2018 la plus forte croissance d’emploi.» Une autre très bonne raison de s’inquiéter de la situation!

L’article: Désintérêt des jeunes pour les sciences: les commissions scolaires inquiètes

On mentionne dans cet article que les enseignants ne seraient pas à l’aise dans l’enseignement des sciences. Ça ne devrait pas être le cas. Je me demande si ce problème ne vient pas tout simplement de la formation des enseignant.

Il me vient tout d’un coup un souvenir. J’ai eu pendant mon baccalauréat en enseignement un professeur de didactique des sciences tout à fait formidable: Marcel Thouin. Je ne peux pas parler pour tout le monde, mais à moi et certains de mes collègues, il nous a vraiment donné le goût d’enseigner les sciences. Il nous montrait une façon de le faire claire et efficace (partir des conceptions de départ que les élèves ont des phénomènes scientifiques) tout en nous proposant des activités vraiment intéressantes et simples. Sans compter ses livres qui sont une vraie mine d’or! Mais le plus important, c’est qu’il nous a aussi fait comprendre les concepts plus compliqués et nous a donné l’envie de nous intéresser aux sciences. Je souhaiterais que tous les enseignants aient pu l’avoir lors de leur formation. Car il nous a montré que ces notions avaient tout à fait leur place dans le cursus scolaire aux côtés du français et des mathématiques.

Il faut des profs intéressés pour que les élèves le soient. Cela va de soi!

Une entrevue avec M. Thouin à l’Actualité datant de quelques années, mais toujours pertinente. On y fait le lien entre l’enseignement des sciences et le décrochage scolaire des garçons: Ne tuez pas Einstein!  Une autre raison de s’inquiéter de ce désintérêt?

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Publié le 31 janvier 2012, dans Billet, Humeur, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. Je me rappelle avoir lu « Ne tuez pas Einstein ! » il y a longtemps, mais ce que j’ai le plus retenu, c’est que certains jeunes apprennent mieux en expérimentant, en touchant du concret. C’est vrai que les sciences méritent d’être mieux enseignés, mais je crois qu’il est aussi important de bien enseigner l’histoire (d’accord, j’avoue que je suis « vendue » là-dessus considérant ma formation académique :P). Je crois aussi qu’il est possible de rendre l’histoire concrète, par exemple en expérimentant le mode de vie des coureurs des bois (essayer de faire de la raquette en portant un équipement semblable à ce que portait les coureurs des bois) ou en visitant un musée et voir de plus près les objets de la vie quotidienne de nos ancêtres.

    Je dois admettre que j’avais de la facilité avec les théories (une fois bien expliquées), mais il faut considérer toutes les méthodes d’apprentissage, car c’est impossible pour les élèves de se conformer à un seul moule.

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