Au bon mot, le bon dico

Malgré les nouvelles ressources électroniques qui s’offrent à nous pour écrire sans fautes, il existe encore des moments où le bon vieux dictionnaire reste très utile. Pour trouver le mot juste ou pour varier son écriture, voici quelques suggestions de dictionnaires à garder près de soi lorsqu’on use de la plume ou du clavier.

Dictionnaire des synonymes et des antonymes

En plus du Petit Robert et du Petit Larousse, qui n’ont plus besoin d’être présentés, il faut bien sûr noter dans les incontournables le dictionnaire des synonymes/antonymes, essentiel pour enrichir convenablement son texte et éviter les redites. Il en existe de nombreuses éditions.

Multidictionnaire

Le Multidictionnaire est peu utilisé à l’extérieur des écoles, mais il est pourtant très pratique. Conçu au Québec, il est idéal pour savoir si le mot qu’on s’apprête à utiliser est un québécisme qui ne voudra pas du tout dire la même chose ailleurs. Il précise aussi les pièges linguistiques à éviter et il comprend certains anglicismes incorrects. (Marie-Eva de Villers, éditions Québec Amérique)

Le Colpron-dictionnaire des anglicismes

Voici un dictionnaire pratique consacré spécifiquement aux anglicismes et aux emprunts directs à l’anglais. Très facile à consulter, il contient seulement les usages incorrects et donne le mot français à utiliser. C’est tout simple, mais c’est un outil qui peut nous en apprendre beaucoup alors que nous sommes encore et toujours entourés d’expressions anglophones. (Denise Boudreault et Constance Forest, éditions Beauchemin-Chenelière éducation)

Le dictionnaire des cooccurrences

Outil d’une aide précieuse lorsqu’on écrit, ce dictionnaire offre des suggestions de verbes et d’adjectifs qui peuvent s’associer avec différents noms. Prenons par exemple le mot « incompétence ». On peut y associer les adjectifs absolue, affligeante, consommée, insigne, manifeste, réelle, flagrante, etc. Très utile pour enrichir son texte, trouver le mot juste et pour aider à débloquer l’inspiration. Si l’original coûte près de 60 $, la version “à l’usage des écoles” est plus allégée mais tout aussi efficace en plus d’être à la moitié du prix. (Jacques Beauchesne et filles, éditions Guérin)

L’anti-fautes

Il entre dans une poche et son principal atout est d’être d’une simplicité incroyable. Il ne renferme aucune définition, mais est axé sur l’orthographe. Il peut donc s’apporter partout. Il est très apprécié quand veut simplement savoir par exemple, si « hémisphère » est masculin ou féminin ou comment s’écrit « trompe-l’oeil » au pluriel. De plus, avec ses 65 000 mots, il en possède 5 000 de plus que le Petit Robert. Son autre avantage: un prix très abordable à moins de 10 $. (collectif, éditions Larousse)

Le dictionnaire inutile… mais pratique

Pour finir sur une petite note légère, ce dictionnaire ne vous aidera pas du tout à améliorer vos textes, mais offrira plutôt un petit moment de détente entre deux séances d’écriture intense. Cet ouvrage offre des définitions savoureuses, parfois cyniques, souvent pleines d’esprit, de plus de 500 mots. Par exemple, à « banlieue », nous retrouvons la définition: « endroit qui vous rejoindra tôt ou tard si vous demeurez assez longtemps à la campagne ». Un journaliste est quand à lui un « historien instantané ». À réfléchir! (Michel Lauzière, éditions Au carré)

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Publié dans le Reporter, Volume XII, numéro 3 d’avril 2011

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Publié le 19 septembre 2011, dans Portfolio, et tagué , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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