Luc de Larochelière en solo: l’éloge de la simplicité

Luc de Larochellière était de passage la semaine dernière aux Îles pour nous offrir son nouveau spectacle solo qu’il promène un peu partout ces temps-ci. C’est avec comme seul accessoire une chaise et comme seuls instruments une guitare et un ukulélé qu’il est monté sur la scène du Vieux Treuil mardi et mercredi derniers. La dernière fois qu’il était monté seul sur une scène remonte à sa première tournée de la fin des années 1980. On peut souhaiter que l’auteur-compositeur-interprète renouvelle l’expérience plus souvent, car ce spectacle était un délice du début à la fin. L’ambiance était chaleureuse et intime, comme si l’artiste chantait dans notre salon.

Tout à fait à l’aise seul sur la scène, Luc de Larochellière, a su créer une proximité, une intimité même, avec le public. Il a débuté le spectacle au ukulélé avec deux grand succès: Cash City et Six pieds sur Terre, au grand plaisir de tous. Il s’est ensuite assis avec sa guitare et a entamé en entier et en ordre son dernier album Un toi dans ma tête. Cette structure du spectacle vient en partie du fait qu’il a voulu rendre justice a cet album qui est pour lui unique dans sa carrière. «Au lieu de chanter une chanson, je chante un album. En plus, on s’est tellement cassé la tête a trouver un ordre pour les chansons sur le disque! » ajoute-t-il. L’artiste a pris le soin de présenter chacune de ses pièces, parfois avec beaucoup d’humour, pour nous expliquer d’où venait son inspiration et ce qu’il voulait raconter. Son nouvel opus plus intime que ses précédents collait absolument avec l’ambiance créée pour le spectacle.

Sans prendre de pause, l’auteur-compositeur interprète a repris ensuite la ronde ses succès. Sauvez mon âme, Quelque chose d’animal, Si fragile, Amère América, Si j’te disais reviens, que des titres appréciés du public. Offerts dans leur version acoustique, ces chansons se dévoilaient sous un nouveau jour, parfois bien différent. Il nous a aussi présenté deux titres inédits et Michèle (croit au paradis), une chanson peu connue de son troisième opus, mais qu’il affectionne particulièrement.

De retour en solo

De Larochellière a expliqué en début de spectacle qu’il voulait que l’album lui-même soit fait en solo. Il a raconté avoir été surtout motivé par le désir d’être le plus autonome possible. Finalement, les choses ont tourné autrement et il est d’autant plus heureux d’offrir enfin cet emballage à ses compositions. « J’ai écris toute ces chansons en me disant que je peux les jouer seul, avec une guitare», raconte-t-il.Ce spectacle lui permet aussi de se comparer en quelque sorte avec l’artiste qu’il était au début de sa carrière. « Je ne suis pas en train de me rappeler du bon vieux temps, mais je trouve ça bien de repasser sur des chemins sur lesquels je suis déjà passé. Je fais la même route, mais j’ai tout un métier que je n’avais pas au début, alors je peux me retourner et dire voilà où j’en suis rendu», confie-t-il.

Mireille Moquin

En première partie, la jeune auteure-compositeure-interprète franco-albertaine Mireille Moquin nous a enchantés et amusés avec ses chansons franches et rafraîchissantes. Son premier album est prévu en automne pour cette nouvelle venue à surveiller.

-30-

Article publié dans Le Radar vol42 No. 28 de la semaine du 21 juillet

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Publié le 25 août 2011, dans Portfolio, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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